Akhbar Al-Fajr Al-Dawliya/
Mohamed Yahya Abd El Wedoud-Dakar
L’Afrique du Sud est bien décidée à organiser en août prochain le Sommet des Brics et le Président russe y est convié, en dépit du mandat d’arrêt le visant émis par la Cour pénale internationale (CPI). Tels sont les propos tenus dimanche le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, lors dune conférence de l’ANC, parti au pouvoir.
Ces retrouvailles des BRICS se tiendront en présenciel, 3 ans après le dernier sommet, et non à distance, précise-t-il, soulignant que les discussions sont avancées sur le format.
Membre de la CPI, l’Afrique du Sud est tenue de procéder à l’arrestation du Président russe s’il entrait sur son territoire. Il est poursuivi par le Tribunal pour crimes de guerre et déportation illégale d’enfants d’Ukraine vers la Russie.
Le sujet constitue un dilemme diplomatique pour l’Afrique du Sud, qui refuse de condamner la Russie depuis l’enclenchement de la guerre en Ukraine.
Pour éviter la crise diplomatique, la délocalisation du Sommet en Chine serait une option, laisse entendre la presse sud-africaine.
Pays le plus industrialisé du continent puissance diplomatique, l’Afrique du Sud affiche une position de neutralité pour « jouer un rôle dans la résolution des conflits », soutient Ramaphosa.
Selon l’AFP, le pays a du reste organisé en début d’année, au mois de février, des manœuvres militaires navales conjointes avec la Russie et la Chine au large de ses côtes, ce qui avait suscité l' »inquiétude » des grandes puissances occidentales.
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Mohamed Yahya Abd El Wedoud-Dakar



