Comment l’armée est-elle perçue par la population ?

Mohammed El Filali5 avril 2019Dernière mise à jour :
A protester holds a placard during a demonstration against ailing President Abdelaziz Bouteflika in the capital Algiers on March 29, 2019. - Opposition to Bouteflika has been widening since the chief of staff, General Ahmed Gaid Salah on March 26, 2019 invoked Article 102 of the constitution under which a president can be removed if found unfit to rule. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP)

Le comportement de l’ensemble des forces de sécurité – l’armée, la gendarmerie et la police – a été marqué par le professionnalisme durant la contestation. De toutes les institutions existantes, les institutions sécuritaires, et plus particulièrement l’armée, font partie des structures dans lesquelles les Algériens ont le plus confiance. Ils ont même plus confiance en l’Armée nationale populaire (ANP) que dans le Parlement, les partis politiques ou la justice. Et puis il y a aussi cette idée que l’ANP demeure une armée de conscription, proche de la population. Bien sûr, cela ne signifie en aucun cas que la population se sente proche de sa hiérarchie. Durant les différentes manifestations du vendredi, les slogans lancés exprimaient une « fraternité » entre la population et l’armée. Par contre, son chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, a, lui, été souvent critiqué. Dans la conscience collective des Algériens, il y a donc une vraie différence entre l’armée en tant qu’institution et sa hiérarchie en tant que partie prenante du pouvoir politique.

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