Le comportement de l’ensemble des forces de sécurité – l’armée, la gendarmerie et la police – a été marqué par le professionnalisme durant la contestation. De toutes les institutions existantes, les institutions sécuritaires, et plus particulièrement l’armée, font partie des structures dans lesquelles les Algériens ont le plus confiance. Ils ont même plus confiance en l’Armée nationale populaire (ANP) que dans le Parlement, les partis politiques ou la justice. Et puis il y a aussi cette idée que l’ANP demeure une armée de conscription, proche de la population. Bien sûr, cela ne signifie en aucun cas que la population se sente proche de sa hiérarchie. Durant les différentes manifestations du vendredi, les slogans lancés exprimaient une « fraternité » entre la population et l’armée. Par contre, son chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, a, lui, été souvent critiqué. Dans la conscience collective des Algériens, il y a donc une vraie différence entre l’armée en tant qu’institution et sa hiérarchie en tant que partie prenante du pouvoir politique.
Comment l’armée est-elle perçue par la population ?



