Akhbar Al-Fajr Al-Dawliya/
Mohamed Yahya Abd El Wedoud-Dakar
A Niamey, le mois de juin, n’aura pas été de tout repos. En effet, les ménages ont été soumis à rude épreuve, du fait de coupures intempestives. Longues et répétées, elles pouvaient durer des heures, survenir de jour comme de nuit dans la capitale, qui compte 2 millions d’habitants environ.
Dark saturday. Samedi 10 juin, la mégapole a connu l’un des plus longs délestages d’une durée de 10 heures, pendant lequel des centres de soins et des commerces ont été paralysés, rapporte Africa News.
Le secrétaire général de la Nigelec, Arzika Mahamadou avait expliqué le 14 juin à la télévision publique que les coupures étaient causées par des difficultés de ravitaillement depuis le Nigeria, fournisseur de l’électricité au Niger (deux tiers).
Des travaux dans une centrale située près de Niamey sont également à l’origine de dysfonctionnement, a-t-il précisé.
En raison de ces pannes permanentes, de nombreux quartiers de la ville, déjà plongés dans l’obscurité, sont également confrontés à des coupures d’eau potable, a rapporté l’AFP.
Dosso et Tillabéri (ouest), deux autres grandes villes, sont affectées aussi par les pénuries d’électricité, a révélé Arzika Mahamadou, qui a présenté « les excuses » de la Nigelec à ses abonnés.
Il a assuré que la société a sollicité l’intervention des techniciens nigériens pour aider leurs collègues nigérians à rétablir la ligne haute tension qui relie les deux pays.
Pour s’affranchir de sa forte dépendance énergétique du Nigeria voisin (70%), le Niger s’active à achever d’ici à 2025 son premier barrage, sur le fleuve éponyme.
A 180 km en amont de Niamey, l’édifice de Kandadji génère annuellement 629 GWh.
Mohamed Yahya Abd El Wedoud,
Directeur Akhbar Al-Fajr Al-Dawliya, Dakar



