Tiflet : Pourquoi détestons-nous nos responsables ?
Par Daoudi Mohammed
À vrai dire, je n’ai jamais cru, ni même défendu l’idée que les responsables politiques sont « tous corrompus » ou « sans valeur », selon une formule connue que l’on trouve souvent dans la bouche de ceux qui n’ont jamais assumé aucune responsabilité. Beaucoup d’entre eux sont sincères et pensent à l’intérêt général – cela n’exclut pas qu’il y ait des corrompus et des opportunistes.
Nous sommes souvent attirés par les promesses de nos responsables, mais ils déçoivent rapidement nos attentes. Est-ce dû à leur incompétence ? À leur prétendue corruption ? Ou au pessimisme des citoyens, connus pour leur mécontentement envers tout responsable ayant pris le pouvoir ? Surtout le parti des cafés et des canapés. En résumé, pourquoi détestons-nous nos politiciens à ce point ? Certains se demandent d’où vient ce mal étrange. La cause de toutes nos souffrances… qui ne touche pas seulement notre ville ou notre région, mais va au-delà, tout comme les Français avec leurs politiciens.
La vérité est qu’il y a un fossé entre les grandes attentes suscitées pendant les campagnes électorales et les réalisations qui sont nécessairement plus modestes une fois que les élus accèdent au pouvoir. De plus, face à ces espoirs et en raison de l’importance des élections, les candidats ont tendance à exagérer leur capacité à résoudre les problèmes.
Les recherches, qui étudient la capacité des responsables à répondre aux intérêts et aux exigences des citoyens, montrent que bien que l’opinion publique ait le pouvoir d’influencer les décisions politiques, ce n’est pas toujours le cas. Pour de nombreuses questions, il existe une séparation ou des lacunes entre la volonté des habitants et les décisions prises par les politiciens, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces écarts. En période de vaches maigres où le budget est limité, les marges de manœuvre se réduisent et certaines décisions peuvent ne pas refléter pleinement les aspirations des citoyens. Ensuite, les politiciens sont plus attentifs aux questions qui bénéficient d’une large couverture médiatique en raison de leur importance dans le débat public.
Un autre facteur qui explique l’écart entre l’opinion publique et la décision politique est la question de l’inégalité de représentation. En réalité, lorsque les citoyens riches et pauvres s’opposent sur une question ou un problème quelconque, ce sont les demandes des riches qui sont satisfaites en premier.
Nous remarquons également une augmentation du nombre
des comptes fictifs sur les réseaux sociaux exercent une influence en diffusant des discours de haine et de désinformation pour influencer l’opinion publique.
En résumé, rétablir la confiance entre les électeurs et les élus, entre les citoyens, les partis et l’État, est d’une importance capitale. . Pour que le Maroc avance à une seule vitesse.
À l’approche des élections législatives de septembre 2026 au Maroc, de nombreux parlementaires et partis politiques choisissent de présenter individuellement ou collectivement leur bilan d’action pour défendre leur mandat devant les citoyens.
Le candidat de la colombe, M. Hassan Filali, lors de son intervention devant un groupe de militants du Parti du Rassemblement National des Indépendants dans son bureau à Tiflet affirme :
En réponse aux sceptiques et pour affirmer l’esprit de responsabilité, nous devons dire haut et fort que l’évaluation du travail parlementaire ne se fait pas selon la logique de la dévalorisation ou des accusations gratuites. Nous avons fait face à des conditions difficiles et à de grands défis, mais nous sommes restés fermes à nos postes en accomplissant notre devoir constitutionnel. Le langage des chiffres et notre persévérance continue sont la réponse la plus éloquente à toutes les tentatives de minimiser les acquis.
Le bilan de notre travail parlementaire est bon, avec courage et détermination, et nous avons toujours eu à l’esprit l’intérêt de la nation, de la région et des habitants. Notre travail dans l’hémicycle du parlement et dans les activités du parti n’était pas un luxe politique, mais un effort continu et un travail assidu dans les domaines de la législation et du contrôle. Nous avons été la voix de ceux qui n’ont pas de voix, et un véritable miroir des aspirations de la société dans ses grandes questions. Notre bilan parlementaire appartient à tous, et il est ouvert à la discussion et à la responsabilité objective. Nous resterons fidèles à notre engagement, défendant les causes de cette nation avec loyauté et sincérité…



