Un espace de débats et d’échange d’idées qui a mis l’accent cette année sur la nécessité d’une approche collective pour venir à bout du terrorisme
Le Marrakech Security Forum qui se déroule cette année sous le thème « l’Afrique face aux menaces transnationales et asymétriques » et voit la participation de plus de 300 hauts responsables civils, militaires et sécuritaires, experts et représentants d’organisations internationales, est ce 14 février à son deuxième et dernier jour.
Selon un communiqué du Centre Marocain des Etudes Stratégiques (CMES), ce conclave se veut « l’unique espace de débat, d’analyse et d’échange d’expériences sur la sécurité en Afrique ».
Au programme du forum, de nombreuses thématiques qui seront débattues. Parmi elles, « les fragilités sécuritaires en Afrique du nord et la progression des menaces transnationales asymétriques », « le Sahel-Sahara: des conflits mal éteints ou le risque d’un nouveau cycle de violences », « les foyers de séparatisme et de rébellion: des zones grises dans un espace Sahélo-Saharien instable », « les défis de la sécurité maritime en méditerranée à la corne de l’Afrique et en Atlantique Sud (Piraterie, Terrorisme) » et « Pandémies (Ebola,…) : Menaces sur la sécurité sanitaire en Afrique ».
Organisé à l’initiative du Centre Marocain des Etudes Stratégiques en partenariat avec la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques, le Marrakech Security forum est un espace de débats, d’échange et une force de proposition à l’échelon africain à même de recommander les solutions capables de réduire ou d’éradiquer tout ce qui concerne de près ou de loin la menace terroriste. Les participants à l’ouverture de la 6ème édition du Marrakech Africa Security ont souligné la faiblesse des mécanismes régionaux de coopération qui aggrave les menaces sécuritaires en Afrique du Nord. Selon les intervenants, les groupes radicaux et terroristes ont su tirer profit de la faiblesse des institutions de certains pays et surtout de ce terreau que sont le chômage, la corruption et la pauvreté.
« Les menaces criminelles qui pèsent sur le continent exigent des réponses coordonnées, fortes et collectives» a ainsi expliqué l’amiral US Kevin J.Kovacich, patron de la direction des «Plans et programmes» relevant de l’Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique.
Dans ce cadre, le CMES a attiré l’attention sur la nécessité d’une approche collective à travers une coopération régionale basée sur une stratégie fédératrice qui inclue tous les pays de la région sans aucune exception.



