Le PLF 2015 prévoit une nette augmentation des autorisations d’engagement sur les années à venir, ce qui laisse pressentir de futurs gros achats.
Dans le projet de loi de finances 2015 (PLF), le budget alloué à la Défense est en légère augmentation (390 millions de dirhams environ, voir le tableau ci-dessous). Mais ce sont surtout les autorisations d’engagement (AE) qui représentent la limite supérieure des dépenses pouvant être effectuées durant l’année (article 42 du PLF), qui sont en nette hausse. 57 milliards sont prévus pour 2015, contre 39 milliards en 2014.
Ces fameuses autorisations d’engagement, qui ne sont pas automatiquement utilisées, englobent les engagements pour les acquisitions et réparations pour 2016. Donc, tout porte à croire qu’une importante commande va être passée par l’état-major. Une source proche de l’armée nous explique le fonctionnement : « Si les FAR reçoivent le feu vert du roi, ils demandent au gouvernement des fonds par anticipation sur le budget 2015 et 2016 ».
Récente commande auprès des États-Unis ?
D’ailleurs, d’ici 2020, plusieurs acquisitions sont déjà prévues, comme par exemple l’achat d’un nouveau char de combat, d’un nouvel hélicoptère de combat, du premier sous-marin marocain, ou encore de nouveaux patrouilleurs. A noter que le général Arroub, qui s’est rendu il y a quelques jours aux États-Unis, était accompagné du quatrième bureau, en charge des achats de matériel et armement. Il est plus que probable, donc, qu’il se soit − aussi − déplacé pour passer des commandes.
Un autre indice nous amène à penser à de futures acquisitions d’importance : la création d’un centre chargé de la gestion et du stockage de matériel (article 13 du PLF), qui, d’après notre source « aura pour objectif de déclasser voire revendre le matériel usé et faire de la place aux nouveaux achats ».
Le budget de fonctionnement alloué au personnel est également en légère augmentation, la Défense prévoyant de créer 2 000 emplois en 2015 (contre 1 800 en 2014). C’est autant que la Santé, quatre fois plus que l’Enseignement supérieur et six fois plus que la Justice.



