À la Confédération Africaine de Football (CAF)Au Président de la CAFAu Comité de Disciplinaire

Mohammed El Filali29 janvier 2026Dernière mise à jour :
À la Confédération Africaine de Football (CAF)Au Président de la CAFAu Comité de Disciplinaire

À la Confédération Africaine de Football (CAF)Au Président de la CAFAu Comité de Disciplinaire

Pas de salutations de courtoisie,

Nous vous écrivons aujourd’hui non pas en tant que supporters en colère, mais en tant qu’observateurs qui refusent les moqueries institutionnelles, le mépris de l’intelligence et la transformation du football africain en un théâtre absurde où la « justice » est administrée selon l’argent et l’influence plutôt que

Les décisions rendues concernant la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 ne sont plus de simples erreurs d’arbitrage ou jugements disciplinaires discutables. Ils représentent un scandale moral et institutionnel, confirmant sans aucun doute que la CAF n’est plus une autorité sportive crédible, mais plutôt une organisation qui a perdu même les normes minimales d’intégrité et de respect.

Le monde entier a été témoin du comportement provocateur et irresponsable de l’entraîneur de l’équipe nationale du Sénégal, conduite qui a presque déclenché un véritable chaos à l’intérieur du stade et a poussé le match au bord d’une panne sécuritaire – n’était-ce pas pour la retenue manifestée par la foule marocaine et la vigilance de la sécurité forces. Pourtant, cet entraîneur s’en est sorti avec une sanction ridicule et symbolique, totalement disproportionnée par rapport à la gravité de ses actions, comme si ce qui s’était passé était un petit malentendu plutôt qu’une grave menace pour l’ordre public et l’éthique sportive.

En revanche, le comité de discipline de la CAF a imposé des peines sévères et sélectives à la Fédération royale marocaine de football et aux joueurs de l’équipe nationale marocaine :

La suspension d’Achraf Hakimi, l’un des joueurs les plus disciplinés et les plus professionnels du football européen ;

Une suspension de trois matchs et une lourde amende infligée à Ismael Saibari ;

Une série d’amendes contre le Maroc pour des questions secondaires, dans un match dont les échecs d’organisation et d’arbitrage étaient avant tout la responsabilité de la CAF.

Quel genre de justice s’agit-il ? Quelle logique gouverne ces décisions ? Quelle arrogance institutionnelle permet de punir la retenue alors que la provocation est récompensée ?

Depuis des années, nous avons entendu des accusations absurdes concernant le prétendu « lobbying » et l’influence du Maroc au sein de la CAF. Aujourd’hui, nous demandons ouvertement : Où est cette influence ? Où est ce lobbying ? Où est ce supposé contrôle sur les décisions ?

Si le Maroc avait vraiment eu une influence au sein de la CAF, il n’aurait pas été puni avec une telle sévérité et n’aurait pas été négligé d’une faute grave de la part adverse. Ce qui s’est passé révèle une seule vérité indéniable : la CAF est un organe sélectif et hostile dont les décisions sont motivées par le règlement politique des comptes plutôt que par l’application équitable des règlements.

Encore plus honteux est le silence suspect concernant le rôle d’acteurs régionaux bien connus hostiles au Maroc, dont l’implication dans l’incitation et l’escalade est de notoriété, mais qui n’ont pas été nommés ni enquêtés. Certains fichiers sont ouverts selon l’identité ; d’autres sont enterrés selon les intérêts.

Quant au tournoi lui-même, il est devenu, grâce à la mauvaise gestion de la CAF, un exemple flagrant de ce qui ne peut être qualifié que d’une compétition primitive, mal gouvernée, dépourvue de respect pour le pays hôte, les supporters ou les règles.

Le Maroc a accueilli, sécurisé, financé, ouvert ses stades et ses installations, et a subi des pertes matérielles importantes affectant ses infrastructures sportives à la suite du chaos que la CAF était censée prévenir et non observer passivement. Pourtant, aucune excuse n’a été formulée, aucune compensation n’a été discutée, et même pas une reconnaissance minimale de responsabilité. Le Maroc a été traité comme une trésorerie ouverte à exploiter puis à rejeter.

Avec ces décisions, la CAF ne laisse aucune place à l’interprétation. Une seule des trois conclusions peut être tirée : soit la CAF est une institution corrompue régie par la corruption, soit c’est un organe incompétent qui manque les principes les plus fondamentaux de la justice, soit c’est une entité politisée qui arme les règlements pour servir les ordres du jour connus. Dans tous les cas, le résultat est le même : une morale retentissante et effondrement institutionnel.

La conclusion douloureuse est la suivante : ce que vous avez qualifié de « décisions disciplinaires » n’a pas puni le chaos – ils ont puni l’hôte. Ils n’ont pas condamné les comportements non sportifs – ils l’ont légitimé. Ils n’ont pas tenu les délinquants responsables – ils ont visé le Maroc lui-même : ses joueurs, sa fédération, son organisation et son image.

Nous le déclarons clairement et sans ambiguïté : avec cette mentalité, ce double poids deux mesures et ce niveau d’échec institutionnel, ce tournoi ne mérite pas d’être accueilli sur le sol marocain, et le Maroc ne devrait pas risquer son nom et sa réputation pour des titres entachés de parti pris.

Une équipe nationale marocaine qui a gagné le respect mondial à la Coupe du Monde de FIFA est bien plus grande que les compétitions dont les résultats sont décidés dans les couloirs de la CAF plutôt que sur le terrain.

The lasting truth is this:CAF did not punish disorder—it legalized it.It awarded a title devoid of integrity, then demanded Morocco’s silence.

Cela n’arrivera pas.

Par :Dr Hassan Chtatou

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