Akhbar Al-Fajr Al-Dawliya/
Mohamed Yahya Abd El Wedoud-Dakar
Les Nigérians sont beaucoup moins nombreux à s’approvisionner en carburant après la fin des subventions. Les chiffres fournis par la structure de la régulation de ce secteur sont évocateurs. La consommation quotidienne s’est tassée de 28 %. De 66.9 millions L elle tombe à 48.43 millions L pour le seul mois de juin!
Par ailleurs, les prix à la pompe ont triplé depuis le 29 mai dernier, ce qui a provoqué la grogne des syndicats du transport. Sont frappés de plein fouet par cette mesure drastique les petites entreprises et des millions de ménages fortement dépendants de l’usage de groupes électrogènes pour s’alimenter en électricité.
Les subventions sur le carburant permettaient de maintenir des prix bas pendant des décennies dans la plus grande économie d’Afrique et d’entretenir un marché de la contrebande dans les pays voisins. Mais, cela avait un coût. L’Etat ployait sous le poids d’une dette publique qui augmentait d’année en année. En 2022, le gouvernement dit avoir déboursé 10 milliards de dollars au titre de cette subvention.
Celle-ci supprimée, le Nigeria économise plus de 5 milliards de dollars cette année. Sans oublier l’effet sur l’uniformisation des taux de change, dixit la Banque Mondiale.
Mohamed Yahya Abd El Wedoud,
Directeur Akhbar Al-Fajr Al-Dawliya, Dakar



