Les électeurs sierra-léonais sont appelés à voter le 24 juin prochain pour désigner leur président de la République, leurs députés, leurs maires et leurs conseillers municipaux.
Pour la présidentielle, 13 candidats, issus de 17 partis politiques, sont en lice. Quant aux législatives, 135 sièges de député sont à pourvoir, de même que 493 sièges de conseillers municipaux pour les municipales.
C’est le 5e cycle électoral depuis 2002, date de la fin de la guerre civile dans le pays.
La Commission Electorale de Sierra Leone (ECSL) avait couplé ces élections pour mettre fin à des mois de polémique sur un éventuel report.
Le collège électoral est composé de 3374258 électeurs pour 8.7 millions. Antérieurement prévues, les municipales avaient été reportées afin de les coupler avec les élections présidentielle et législatives en vertu d’un amendement législatif.
Le principal parti d’opposition, le All People’s Congress (APC), appelle les commissaires électoraux, membres du directoire de la commission électorale à rendre le tablier. Doutant de la capacité de la ECSL à organiser des élections libres et transparentes, l’APC, par la bouche de son président et candidat, Samura Kamara, l’exhorte à démissionner. Il la juge peu crédible et qualifie les cartes de floues et de mauvaise qualité.
En réponse à ces accusations, le président de la Commission électorale, Mohamed Keneuwi Konneh, a affirmé qu’aucun membre de la ECSL ne démissionnerait. Il ajouté que le vote anticipé des pèlerins est normal.
Sur les 13 candidats en lice, deux ressortent du lot, comme favoris. Il s’agit du président sortant Julius Maada Bio, du Parti Populaire de la Sierra Leone (SLPP) qui brigue un second et dernier mandat de 5 ans. L’autre favori, c’est le président du plus grand parti d’opposition APC et ancien ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara.
Mohamed Yahya Abd El Wedoud
Directeur Akhbar Al-Fajr Al-Dawliya, Dakar



