Macky Sall à New York: « Il est temps d’avoir une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive, adaptée aux réalités de notre temps »

Mohammed El Filali21 septembre 2022Dernière mise à jour :
Macky Sall à New York: « Il est temps d’avoir une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive, adaptée aux réalités de notre temps »

[01:02, 21/09/2022] Dr Yahia Mauritanie:

Le président sénégalais a estimé ce mardi, à la tribune des Nations-Unies, à New-York, qu’il était temps de ‘’d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et davantage adaptée aux réalités de notre temps’’.

Le chef de l’Etat sénégalais a insisté sur le fait que ce choc sans précédent fragilisait davantage les économies les plus faibles, et rendait encore plus pressants leurs besoins en liquidités, pour atténuer les effets de l’inflation généralisée et soutenir les ménages et les couches sociales les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes.

Il estime que depuis près de quatre-vingt ans après la naissance du système des Nations Unies et des Institutions de Bretton Woods, il est temps d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre temps’’.

‘’Près de quatre-vingt ans après la naissance du système des Nations-Unies et des Institutions de Bretton Woods, il est temps d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre temps’’, a déclaré Macky Sall.

S’exprimant à la tribune de la 77e Assemblée générale de l’ONU, le chef de l’Etat sénégalais, président en exercice de l’Union africaine, a ajouté qu’il ‘’est temps de vaincre les réticences et déconstruire les narratifs qui persistent à confiner l’Afrique à la marge des cercles décisionnels’’.

‘’Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de Sécurité, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini’’, a soutenu le Président Sall, deuxième orateur à la tribune onusienne.

‘’Dans le même esprit’’, il a rappelé que ‘’notre demande d’octroi d’un siège à l’Union Africaine au sein du G20, pour que l’Afrique puisse, enfin, se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent un milliard quatre cents millions d’africains’’.

Il a remercié ‘’chaleureusement les partenaires’’ qui ont déjà exprimé à l’Afrique ‘’leur soutien’’ et invité ‘’les autres à considérer favorablement notre candidature’’.

Abordant la gouvernance économique et financière, Macky Sall a attiré ‘’l’attention de l’Assemblée générale sur le Rapport 2022 sur le financement du développement durable’’.

Ce document a été réalisé par une soixantaine d’institutions multilatérales, dont le FMI, la Banque mondiale, le 6 Comité de Bâle sur la supervision bancaire, l’Association internationale des régulateurs de l’assurance et le Conseil de stabilité financière, a-t-il précisé.

Selon lui, ‘’ce rapport relève les insuffisances dans les procédés d’évaluation des Agences de notation, et souligne l’importance d’appliquer des +méthodologies transparentes afin de ne pas miner la confiance dans les notations+ ».

Macky Sall a indiqué que les dirigeants africains étaient ’’préoccupés par le fait que la perception du risque en Afrique continuait d’être plus élevée que le risque réel ; ce qui renchérit les primes d’assurance et pénalise la compétitivité de nos économies’’, a-t-il déploré.

Il a de nouveau indiqué que cela justifiait le renouvellement de la proposition africaine au Groupe de réponse à la crise mondiale sur l’alimentation, l’énergie et les finances, d’engager en rapport avec le G20, le FMI et la Banque mondiale, un dialogue constructif avec les agences de notation sur l’alimélioration de leurs méthodes de travail et d’évaluation.

’’Face à l’ampleur inédite de la crise économique mondiale, l’Union africaine réitère son appel pour la réallocation partielle des Droits de Tirages spéciaux et la mise en œuvre de l’Initiative du G20 de suspension du service de la dette’’, a clamé Macky Sall.

Le chef de l’Etat sénégalais a insisté sur le fait que ce choc sans précédent fragilisait davantage les économies les plus faibles et rendait encore plus pressants leurs besoins en liquidités, pour atténuer les effets de l’inflation généralisée et soutenir les ménages et les couches sociales les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes.

‘’Il s’y ajoute la prise en charge des urgences sanitaires nouvelles ou anciennes, dont le cancer, un tueur silencieux qui continue de faire des millions de victimes à travers le monde’’, a-t-il souligné.

Le président sénégalais a appelé à la mobilisation en faveur de la campagne Rays of hope, de l’AIEA, pour ‘’le renforcement des 8 capacités des pays membres, africains en particulier, dans la lutte contre le cancer, grâce aux technologies nucléaires telles que l’imagerie médicale, la médecine nucléaire et la radiothérapie’’.

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Au Niger, des centaines de personnes manifestent contre la présence militaire française

Aux cris de « A bas la France » et « Vive Poutine et la Russie », les manifestants ont sillonné quelques rues de Niamey avant de tenir un meeting devant le siège de l’Assemblée nationale.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche 18 septembre dans les rues de Niamey, la capitale du Niger, pour protester notamment contre la force antidjihadiste française « Barkhane », tout en encensant la Russie, a constaté un journaliste de l’AFP. Aux cris de « “Barkhane” dehors », « A bas la France », « Vive Poutine et la Russie », les manifestants ont sillonné quelques rues de la capitale avant de tenir un meeting devant le siège de l’Assemblée nationale.

Certains manifestants arboraient des drapeaux de la Russie et brandissaient des pancartes hostiles à la France et à Barkhane. « Dégage l’armée française criminelle » ou « L’armée coloniale “Barkhane” doit partir », pouvait-on lire sur certaines pancartes dans cette manifestation autorisée par les autorités municipales de Niamey.

Quelque 3 000 militaires français sont toujours déployés dans le Sahel – et notamment au Niger, l’un des principaux alliés de Paris – après leur retrait total du Mali. La force « Barkhane » avait été chassée par la junte au pouvoir au Mali depuis 2020, qui est soupçonnée de travailler avec le groupe paramilitaire russe Wagner. En avril, les députés nigériens avaient largement voté en faveur d’un texte autorisant le déploiement de forces étrangères sur le territoire, notamment françaises, pour combattre les djihadistes.

« Il y a des slogans antifrançais parce que nous exigeons le départ immédiat de la force “Barkhane” au Niger qui aliène notre souveraineté et qui est en train de déstabiliser le Sahel », a affirmé à l’AFP Seydou Abdoulaye, le coordonnateur du Mouvement M62 qui a organisé la manifestation. Vêtu d’un tee-shirt à l’effigie de l’ancien président révolutionnaire du Burkina Faso Thomas Sankara, il a accusé l’ancienne puissance coloniale, d’un « soutien actif » aux « djihadistes qui ont répandu le terrorisme partir du Mali », voisin du Niger et du Burkina Faso.

Le mois dernier, le gouvernement malien avait accusé la France de soutenir des groupes djihadistes, des déclarations « insultantes » pour Paris. Ces derniers mois, plusieurs manifestations antifrançaises ont eu lieu au Sahel, notamment fin novembre 2021 lorsqu’un convoi militaire de « Barkhane » avait été bloqué et caillassé au Burkina Faso puis au Niger. Trois manifestants avaient été tués à Téra, dans l’ouest du Niger, dans des tirs imputés par le gouvernement nigérien à ses forces ou aux forces françaises.

La manifestation de dimanche visait également à protester contre le coût de la vie au Niger où une récente hausse du gasoil a vite eu des répercussions sur les prix de certaines denrées. Selon des responsables du M62, une autre manifestation a eu lieu dimanche à Dosso, une ville du sud-ouest nigérien.

Le Niger doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes djihadistes liés à Al-Qaida et à l’Etat islamique au Sahel dans l’Ouest et, dans le Sud-Est, à celles de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Le pays abrite depuis des années plusieurs bases militaires étrangères, française et américaine notamment, dédiées à la lutte contre les djihadistes au Sahel.
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Burkina Faso: des frappes anti-terroristes dans l’Oudalan font des victimes civiles

Au Burkina Faso, des frappes aériennes ont fait plusieurs victimes civiles, mercredi 14 septembre, dans la région de l’Oudalan, à l’extrême nord du pays. Selon plusieurs sources locales, jointes par RFI, une nouvelle opération anti-terroriste est en cours dans cette province située aux frontières du Mali et du Niger.

C’est vers Timbolo, localité à la frontière avec le Mali, que les frappes ont eu lieu mercredi 14 septembre, vers 18 heures. Selon plusieurs sources locales, elles ont touché deux maisons précisément, dans lesquelles se trouvaient trois femmes et sept enfants.

Lundi 12 septembre, le détachement militaire de Déou avait été attaqué par des hommes armés, provoquant une riposte de l’armée burkinabè. Des moyens aériens ont été mobilisés. Des hélicoptères ont notamment été aperçus vers Gorom Gorom. Selon une autorité locale, plusieurs bases terroristes ont été démantelées. Le président Paul-Henri Sandaogo Damiba s’est lui-même rendu dans la région la semaine dernière pour décorer des soldats.

Mais sur place, des sources affirment que les populations locales font les frais de la guerre contre le terrorisme. En avril déjà, 17 organisations de la société civile avaient dénoncé des exactions de l’armée dans l’Oudalan, ce qu’avait démenti l’état-major burkinabè.

Boisé, limitrophe du Mali et du Niger, l’Oudalan fait partie des zones « d’intérêt militaire » mises en place en juin par les autorités où toute présence humaine est interdite. Contacté par RFI, l’état-major burkinabè n’a pas souhaité communiquer sur « des opérations en cours ».
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Le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, a appelé à « renforcer la coopération économique entre le Maroc et la Mauritanie d’une manière qui réponde aux aspirations communes des deux peuples ».

Ould Cheikh Ahmed a ajouté, dans un discours prononcé à l’occasion du lancement de la deuxième édition du Forum économique Maroc Mauritanie, que « le total des gains économiques réalisés jusqu’à présent au niveau de la coopération bilatérale ne sont pas à la hauteur des aspirations communes visant à augmenter le volume des échanges commerciaux et à améliorer la qualité des investissements réciproques ».

Il a précisé que « le volume d’investissements entre les deux pays demeure insuffisant », appelant le secteur privé à « jouer un rôle central dans le développement des activités économiques, dans la réussite des partenariats existants et l’investissement dans des secteurs économiques prometteurs en établissant des opportunités aussi nombreuses que diverses et à établir des partenariats fructueux ».

Ould Cheikh Ahmed a également appelé les hommes d’affaires marocains à investir dans « des opportunités prometteuses et à établir un cadre incitatif légal propre à attirer les investissements en Mauritanie, en plus de la mise en place des infrastructures afin d’aider à l’établissement des investissements et au renforcement des échanges commerciaux entre les acteurs économiques des deux pays ».

Akhbar Al-Fajr/Maroc

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