La teneur moyenne en mercure dans les produits de la pêche débarqués au niveau des deux littoraux marocains de 2010 à 2016 était de 0,073 mg/kg, soit en deçà des limites réglementaires en vigueur qui sont de 1 mg/kg pour les grands poissons prédateurs et de 0,5 mg/kg pour les poissons non prédateurs, indique une étude de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).
Les concentrations moyennes obtenues pour le maquereau, le congre et le poulpe dans cette étude est de 0,077, 0,09 et 0,028 mg/kg, respectivement.
Selon l’étude, cette variation de teneurs en mercure entre différentes espèces peut s’expliquer par la position de ces poissons dans la chaîne alimentaire, les habitudes alimentaires, l’âge, la taille, la longueur du poisson et son habitat, ainsi que la variation saisonnière et la capacité de concentration biologique du mercure.
En outre, les teneurs en mercure des poissons débarqués au niveau des différents ports du Maroc sont variables d’un port à l’autre, mais restent toutes largement inférieures aux limites réglementaires, observe-t-on, expliquant que cette différence peut être due à l’importance des sources du mercure dans le milieu aquatique des diverses zones de pêche.
Malgré les résultats de ces analyses et la mise en place, depuis 2006, d’un plan de surveillance des contaminants chimiques dans les produits de la pêche, qui est un outil efficace de sécurité sanitaire des aliments, l’étude plaide pour une vigilance et une collaboration commune de tous les intervenants pouvant agir sur les sources de formation du mercure.
Le niveau de contamination en mercure dans les produits de la pêche est une préoccupation constante de santé publique, partagée non seulement au niveau national mais aussi au niveau international d’où l’importance d’une coordination entre les divers pays pour mieux gérer ce risque, prône l’étude.


