CAN-2017: 5e titre pour le Cameroun qui bat l’Egypte 2-1

Mohammed El Filali5 février 2017Dernière mise à jour :
CAN-2017: 5e titre pour le Cameroun qui bat l’Egypte 2-1

Le Camerounais Vincent Aboubakar | AFP – Issouf Sanogo

Le Cameroun a réussi à renverser l’Egypte (2-1) en finale de la CAN-2017 pour

s’offrir le 5e titre de son histoire et réduire l’écart avec son adversaire au palmarès

de la compétition, dimanche à Libreville (Gabon). Défaits lors de ses deux

face-à-face en finale contre les « Pharaons », d’abord en 1986 (0-0, 5-4 t.a.b.)

puis en 2008 (1-0), les Camerounais ont enfin su battre leur bête noire grâce

à des buts de Nicolas Nkoulou (59e) et de Vincent Aboukakar (88e), entrés en jeu.

Les sept « cadres », restés en Europe pour privilégier leur carrière en club et tant décriés

par les anciennes gloires du football camerounais qui ont fait de leur sélection l’une des

places fortes du continent, risquent de regretter éternellement leur choix. Car comme l’a souligné

le capitaine Benjamin Moukandjo, la veille lors de la conférence de presse d’avant-match,

très peu de personnes auraient parié sur sa formation.

Surtout quand la Côte d’Ivoire, tenante du titre, l’Algérie et son Ballon d’Or africain Riyad Mahrez,

ou encore le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, pays-hôte, se présentaient sur la ligne de départ.

Et pourtant Hugo Broos, cible de nombreuses critiques avant le début de la CAN, et qui avait

parié sur le rajeunissement de son groupe incarné par les révélations Fabrice Ondoa ou Christian

Bassogog (21 ans), a réussi contre tout attente son audacieux pari, deux ans avant la CAN-2019

organisée à domicile.

ENCORE UNE FINALE PERDUE POUR CUPER

Pour l’Egypte à l’inverse, cette finale laissera un goût amer, celui d’être passé à côté d’un incroyable

retour gagnant sur la scène continentale, après une traversée du désert de sept ans. Essam El-Hadary,

son portier légendaire de 44 ans, joueur le plus âgé de l’histoire de l’épreuve, ne réussira pas à

décrocher sa 5e couronne ni à remporter une 4e finale disputée, comme son ancien coéquiper

Ahmed Hassan. Mais le plus malheureux est sans aucun doute Hector Cuper, définitivement

maudit quand il s’agit de jouer une finale, et toujours en quête d’un trophée majeur à 61 ans.

Après trois finales de coupe d’Europe perdues coup sur coup,

d’abord en Coupe des Coupes avec Majorque en 1999,

puis en Ligue des champions avec Valence (2000, 2001), le sélectionneur de l’Egypte voit l’étiquette

de « Poulidor » du football s’accrocher encore un peu plus à sa peau.

Laisser un avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Termes des commentaires :

Derniers articles
fr_FR