Le prix du baril devrait augmenter sans retrouver son niveau antérieur à la récente chute des cours
Des mois de dégringolade ininterrompue, et soudain stabilisation. Depuis le pétrole reprend en quelques jours la majeure partie du terrain qu’il a perdu en 4 ou 5 mois. Mais les observateurs restent extrêmement indécis sur la poursuite ou non du mouvement. Le cours du baril du Brent a clôturé hier à 61,58 $, en hausse de 7,9% sur une journée. Pour l’Agence internationale de l’énérgie, le prix du baril de pétrole devrait remonter assez rapidement sans retrouver son niveau antérieur à la récente chute des cours en raison notamment d’une demande qui restera modérée dans un contexte économique peu dynamique.
« Le rééquilibrage du marché devrait intervenir relativement rapidement mais sa portée sera relativement limitée, avec des prix se stabilisant à des niveaux plus élevés que les points bas observés récemment, mais nettement inférieurs aux sommets de ces trois dernières années », écrit l’AIE dans son rapport sur le marché pétrolier à moyen terme.
Cette affirmation prend appui sur l’évolution des prix à terme sur le marché du pétrole, qui se situaient à 55 dollars le baril en 2015 et 73 dollars en 2020.
L’AIE évoque un « nouveau chapitre » pour le marché pétrolier: celui-ci est « transformé, avec une offre plus réactive aux prix que dans le passé, et une demande qui l’est moins ».
Les cours du brut ont amorcé un rebond ces derniers jours, après une chute de 60% depuis juin dernier sous l’effet conjugué d’une demande atone et d’une offre surabondante alimentée notamment par la production de pétrole de schiste outre-Atlantique.



