TIFLET : La situation des femmes sur le marché du travail demeure préoccupante une réalité économique qu’on préfère ignorer plutôt que confronter.
Un taux de chômage aussi élevé est un mal qui ronge la société dans son ensemble. Pourtant, on ignore souvent qu’il ne touche pas toutes les catégories sociales de la même façon. De même la visibilité sociale du chômage est plus ou moins forte selon les catégories concernées. Autant l’opinion publique, les médias, la classe politique sont sensibilisés, à juste titre, par la question du chômage des jeunes et en font un problème de société, autant le chômage des femmes reste socialement en retrait et n’est jamais placé au centre des politiques d’emploi. Ce peu d’attention accordé au chômage féminin renvoie à une attitude plus généralement différente vis-à-vis du travail des femmes sur laquelle nous reviendrons plus loin.
Des disparités importantes existent donc, d’abord entre les hommes et les femmes, mais aussi entre jeunes et adultes, ouvriers employés et cadres, diplômés et non diplômés, Les femmes ont un accès croissant à l’éducation et à l’emploi, ainsi qu’une meilleure représentation politique, mais elles sont toujours confrontées à des inégalités, notamment un taux d’inactivité professionnel élevé et des discriminations. Le statut juridique a évolué, notamment avec la réforme du code de la famille de 2004, mais des résistances socioculturelles et des défis d’application demeurent.



