Le joueur des Flames de Calgary Nazem Kadri a été accueilli en héros samedi dans sa ville natale de London, en Ontario, avec la coupe Stanley, remportée avec l’Avalanche du Colorado.
Le joueur de 31 ans, qui serait le premier musulman à remporter le prestigieux championnat, a signé la semaine dernière un contrat de sept ans et de 49 millions de dollars américains avec les Flames.
Revenir où tout a commencé pour célébrer son succès avec la communauté était important aux yeux de Nazem Kadri.
Des femmes sourient en regardant Nazem Kadri présenter la coupe à la foule rassemblée au parc.
Ça fait partie de mon parcours, de mes racines, de ce que je suis, a-t-il raconté.
« Je pense que la communauté le mérite; elle m’encourage depuis le début. Je voulais partager cela avec tout le monde. »
— Une citation de Nazem Kadri
Il y a eu des hauts et des bas, comme dans la vie , affirme son père, Samir Kadri. Mais tu persévères et que tu travailles fort, et le résultat, c’est la Coupe Stanley!
Le défilé a commencé par un arrêt à la mosquée de London, que sa famille fréquente, pour se terminer en camion de pompier, avec son épouse, sa petite fille et la coupe, au parc Victoria.
Le geste émeut la communauté musulmane locale, secouée l’an dernier par une attaque islamophobe au véhicule-bélier qui a coûté la vie à quatre membres d’une même famille. Un petit garçon a survécu.
Je suis très reconnaissant et honoré, a déclaré Nazem Kadri. Je me sens privilégié d’être le premier musulman à apporter la coupe Stanley à la mosquée. C’est quelque chose d’important.
Des enfants rassemblés près de la mosquée de London où Nazem Kadri a présenté la coupe Stanley.
Nazem Kadri est une source d’inspiration pour les enfants de sa ville natale, selon des parents.
Jaafir Haafir constate que c’est un exemple important pour les enfants de la communauté. Nous regardons ces enfants et nous réalisons qu’ils vivent le »rêve canadien », se réjouit-il.
Son fils Munsur., qui a 13 ans, a compris la leçon. Ça démontre que si on s’y met corps et âme, tout est possible, dit-il.
Abdelhak Boussayri Montreal.





