Dans le dernier rapport de la cour de comptes, les Magistrats de Driss Jettou se sont penchés sur le rendement de l’Office national des chemins de fer (ONCF) et ont passé à la loupe toute son activité. Plusieurs dysfonctionnements ont été relevés et répertoriés au niveau de la gestion globale de cette entreprise publique.
Le rail a connu également une augmentation importante du taux d’accidents avoisinant les 150 %. Ces accidents sont principalement dus aux ruptures des soudures des rails, des défaillances des systèmes d’alimentation pour manque d’entretien et de suivi technique.
Et il y a un détail qui n’a pas échappé aux Magistrats. C’est l’accès au train qui pose un réel problème pour les passagers. En effet, la hauteur des marches des portes du train atteint des fois 47 centimètres par rapport aux quais, ce qui expose les usagers à des risques et à des dangers certains.
Le Directeur général Mohamed Rabie Lekhlie écoutera-t-il la voix de la raison afin de remédier aux défaillances décrites dans ce rapport ? En tout cas, personne n’a cru en les statistiques qu’il a présentées annonçant que plus de 70% des usagers sont satisfaits des services de l’ONCF. Il n’a qu’à visiter les guichets lundi matin vers 8 heures pour s’apercevoir que seule la moitié fonctionne et qu’à cette heure de grande affluence, plusieurs passagers sont obligés d’emprunter les trains de peur d’arriver en retard au travail, quitte à payer le ticket 25% plus cher.



