[03:18, 21/09/2022] Dr Yahia Mauritanie:
Une rencontre de deux jours s’est tenue ces lundi et mardi 19-20 septembre 2022 à Lomé, capitale du Togo. Elle a rassemblé des acteurs africains de l’économie bleue et s’est tenue dans le cadre de la célébration en différé de la journée africaine de la mer, qui coïncide avec le 25 juillet de chaque année.
Organisée sous le thème »Renforcer l’agenda de l’économie bleue en Afrique », elle vise à renforcer les synergies internationales en matière de protection marine et de gestion durable de la mer.
L’ouverture des travaux a été marquée par la présence des Ministres togolais en charge de l’Economie maritime et de l’Environnement, respectivement Edem Kokou Tengue et Foli-Bazi Katari.
Les échanges se sont articulés autour des expériences de pays comme les Seychelles dans le secteur, afin d’explorer les actions à mettre en œuvre afin d’informer, sensibiliser et déclencher des changements axés sur les mentalités, les comportements et le mode de consommation.
»À cet égard, nous devons nous mobiliser pour faire face à des défis tels que le fléau de la pêche illicite, la pollution, la piraterie, les trafics divers et l’érosion qui menacent la stabilité et la prospérité des pays disposant d’un littoral. Les [pays] voisins », ne sont pas en reste. Tels sont les propos de Nancy Karigithu, ambassadrice de l’économie bleue de l’UA au Kenya, présente pour ces travaux.
»Il est temps pour chaque pays africain de participer aux efforts en cours, pour faire en sorte que la stratégie AIMS 2050 de l’UA serve de base principale aux efforts de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et d’autres agences internationales, régionales et nationales pertinentes pour renforcer l’économie des océans sur le continent africain », a ajouté l’experte Karigithu.
Le Togo a, de son côté, inscrit les objectifs de valorisation et de gestion durable de la mer dans la feuille de route gouvernementale, précise le Ministre de l’Économie Maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Edem Kokou Tengue, à l’ouverture de la réunion.
Dans le pays du Golfe de Guinée, le littoral représente 11% du territoire national et héberge près de 36% de la population.
Il est à rappeler que des projets ont été mis en place ces dernières années pour assainir l’espace côtier et renforcer la protection des écosystèmes marins. Le Projet d’Investissement pour la résilience des Zones Côtières Ouest-africaines (WACA), appuyé par la Banque mondiale, et celui de l’Initiative Pêche Côtière (IPC-Afrique de l’Ouest) de la FAO en sont des exemples.
Akhbar Al-Fajr/Maroc



