L’avocat au barreau de Casablanca maître Brahim Rachidi est revenu sur les débuts de l’affaire de Saad Lamjarred. C’était lui, le premier qui a contacté maître Aïcha Ansar Rachidi, avocate au barreau de Paris. Cette dernière a assisté le chanteur dès le premier jour de sa garde à vue au commissariat de police. Elle a été rejointe deux jours plus tard par Brahim Rachidi qui a assisté à la première audition de Saad Lamjarred par le parquet. Devant le juge d’instruction, maître Rachidi a plaidé pour la poursuite en état de liberté.
Et pour balayer les allégations de son désistement à cause de l’absence d’une autorisation, Brahim Rachidi rappelle la convention judiciaire franco-marocaine de 1965 qui autorise les Marocains à plaider devant les juridictions françaises en français et les français de faire de même devant les juridictions marocaines en arabe.
Pour ce qui est de la situation actuelle, pour Brahim Rachidi, Saâd Lamjarred est libre. Et là, il explique une disposition du droit. La mise en liberté de Saâd Lamjarred hier est complète, puisque c’est la détention qui est provisoire. Il donne des précisions sur le port du bracelet: il permet à la justice de contrôler les mouvements de Saad Lamjarred, notamment afin de ne pas approcher la plaignante pour l’influencer éventuellement et pour ne pas entrer en contact avec des témoins dans l’affaire.
Le dossier étant entre les mains des juges d’instruction, deux possibilités se profilent. Le dossier peur être classé sans suite ou bien remis au tribunal si certains éléments d’accusation nécessitent cela. En tout cas, Brahim Rachidi se dit confiant et sûr de l’innocence du jeune chanteur.
T.J.



